21 août 2016

Przeznaczeni - Katarzyna Grochola

Byłam nawet lekko ciekawa ostatniej powieści Katarzyny Grocholi, autorki, której nie czytałam od kilkunastu lat. Ciekawość pewnie nigdy nie zostałaby zaspokojona gdybym nie dostała "Przeznaczonych" w prezencie.

Nastawiłam się na przyjemną lekturę wakacyjną, która bynajmniej nie okazała sie wcale taka lekka. Jest tu o chorobie, samotności i uzależnieniach. Kilka wzruszających momentów czy interesujących fragmentów o kulisach hazardu nie uszło mojej uwadze. Duży plus za konstrukcję powieści, lubię gdy losy bohaterów w pewnym momencie się schodzą i ze sobą powiązują, z tym że tutaj długo na ten moment musiałam poczekać. Chyba najbardziej jednak zmęczył mnie "mówiony" styl, zirytowały niektóre dialogi i takie czasami zbędne i nudnawe według mnie rozwodzenie się.

Może liczyłam na coś więcej, może źle się nastawiłam, w każdym bądź razie trochę się zawiodłam tym moim spotkaniem z autorką po latach.


Opis Wydawnictwa Literackiego:
Przeznaczeni to absolutny majstersztyk, na który warto było czekać cztery długie lata. Katarzyna Grochola, najpopularniejsza polska pisarka, postawiła wszystko na jedną kartę i napisała powieść, jakiej jeszcze nie było. Przemyślaną i misternie skonstruowaną. Mądrą, czasem zabawną, a momentami bardzo poważną. O poplątanym życiu, wzlotach i upadkach. O zderzeniach z rzeczywistością, ale nasączoną dojrzałym optymizmem. To powieść, w której gra toczy się o naprawdę dużą stawkę.

Wydawnictwo Literackie - 2016 - 544 strony


18 août 2016

Tropique de la violence - Nathacha Appanah

Dans "Le dernier frère" le premier roman de Nathacha Appanah que j'ai lu, j'ai découvert le côté obscur de L'Ile Maurice, sauvage et pauvre. Dans son dernier roman "Tropique de la violence" nous débarquons dans l'Ile de Mayotte dans un contexte peu accueillant où dominent la violence, la misère et le désespoir.

Moïse est un adolescent de 14 ans, abandonné par une clandestine après sa naissance à cause de sa particularité physique, des yeux vairons, qui d'après les croyances anciennes est signe de malheur. Recueilli par Marie, une infirmière célibataire en manque de maternité et séparée de son compagnon, il mène une vie plus ou moins rangée jusqu'au jour où un événement tragique scelle son sort. Moïse est une des cinq voix de ce roman choral.  Il y a également celle de Marie, sa mère adoptive, celle de Bruce, le chef de bande dans le quartier défavorisé de Mamoudzou, appelé Gaza, celle de Stéphane, un volontaire d'une ONG et enfin celle d'Olivier, un gendarme.

Avec une écriture sans concession Nathacha Appanah dépeint la misère, la violence et la clandestinité, un problème qui prend de l'ampleur. Peu d'espoir dans ce récit sombre et pessimiste qui porte bien son titre. Un roman poignant sur les destins de "tous les garçons et de toutes le filles nés au mauvais endroit, au mauvais moment".

Je remercie Babelio et les Editions Gallimard de m'avoir permis de découvrir ce nouveau roman de Nathacha Appanah, auteure que j'apprécie beaucoup.


Quatrième de couverture:
«Ne t’endors pas, ne te repose pas, ne ferme pas les yeux, ce n’est pas terminé. Ils te cherchent. Tu entends ce bruit, on dirait le roulement des barriques vides, on dirait le tonnerre en janvier mais tu te trompes si tu crois que c’est ça. Écoute mon pays qui gronde, écoute la colère qui rampe et qui rappe jusqu’à nous. Tu entends cette musique, tu sens la braise contre ton visage balafré? Ils viennent pour toi.» 


Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.



Gallimard - 2016 - 192 pages


6 août 2016

Fugue polonaise - Beata de Robien

Ce roman, je ne peux que vous le recommander. L'histoire de Basia et de sa famille qui essaie de survivre dans les temps difficiles du communisme de l'après-guerre est passionnante. Drôle et émouvant, ce récit respire l'authenticité, l'auteure ayant puisé dans sa propre expérience, celle de sa famille et de ses connaissances.

Rien ne m'a étonnée dans la description de cette réalité sombre et abominable, même si mon adolescence n'a connu que le déclin du régime avec une emprise qui se relâchait dans les années quatre-vingts. La vie était alors moins dure et on n'avait jamais faim mais je partage certains souvenirs de cette époque et notamment les queues partout et tout le temps, parfois même sans savoir ce qu'on pourra acheter après une longue attente. Joie et satisfaction immenses quand le panier était rempli, déception quand je repartais les mains vides. Personnellement, je n'oublierai jamais ce moment où, après une longue attente, la personne avant moi a acheté les dernières oranges en provenance de Cuba. C'est cette vie pleine d'aberrations et de privations de liberté publique ainsi que le quotidien marqué par la pénurie de produits de première nécessité que Beata de Robien dépeint avec beaucoup de talent.

J'ai adoré le personnage de Basia, une adolescente intelligente et espiègle et je me suis attachée à cette famille, un peu atypique et haute en couleur que le sort n'a pas épargnée. J'ai passé un très bon moment en compagnie des Zborawski, d'autant plus que l'écriture est vive et entraînante. Une lecture riche et pleine d'émotions.


Quatrième de couverture:
Cracovie, 1953. Alors que Staline vient de mourir, Bashia, une adolescente rebelle, s'accroche à son rêve: quitter son pays muselé par la police politique et affamé par les restrictions alimentaires. Obligée de composer avec les membres d'une famille tous les plus extravagants les uns que les autres, ainsi qu'avec les locataires de leur appartement communautaire, Bashia essaie tant bien que mal de goûter aux joies de son âge. Mais l'étau se resserre lorsqu'elle tombe amoureuse d'un étudiant français. La liberté a un prix, et Bashia va en faire la douloureuse expérience. 
Dans ce roman drôle et émouvant, Beata de Robien - auteur notamment du Nain du roi de Pologne et du Roman de la Pologne - tout en nous immergeant dans la réalité de la Pologne communiste de l'après-guerre, dresse le portrait inoubliable d'une adolescente qui cache son angoisse et ses questions sans réponse derrière une ironie mordante et un furieux appétit de vivre.

Albin Michel - 2013 - 432 pages


SPECTACLE chez Enna

2 août 2016

Brokeback Mountain - Annie Proulx

Si j'ai voulu lire cette nouvelle, c'est parce que j'ai adoré le film. Cette belle histoire d'amour pleine de sensualité qui a surpris et uni les deux cow-boys m'a bouleversée. 

Dans ce court récit sans fioritures, l'auteure a su transmettre toute la force et la profondeur d'une passion, d'un amour sans avenir dans un milieu hostile et sans pitié.
"La vieille Brokeback nous a accrochés pour de bon et c'est sûr que c'est pas fini".
Le livre m'a moins émue mais la prose d'Annie Proulx m'a forcément rappelé certaines scènes et les beaux paysages du film qui m'a beaucoup marquée. 



Quatrième de couverture:
Brokeback Mountain : un bout de terre sauvage, hors du temps, dans les plaines du Wyoming. Ennis del Mar et Jack Twist, cow-boys, nomades du désert américain, saisonniers des ranchs, s'y croiseront le temps d'un été. Ils n'ont pas vingt ans. La rencontre est fulgurante. Bientôt, à l'abri des regards, les deux hommes s'étreignent et succombent à une passion sublime et crue, qui ne dit pas son nom. Ils se quitteront, se retrouveront, d'année en année, prenant femmes, mais animés en secret du seul rêve de se rejoindre et de monter ensemble leur propre ranch, sur Brokeback Mountain. Ni le temps, ni l'espace, ni les non-dits, ni les hommes, n'auront raison de cet amour - que seule viendra briser la mort. 

Pour Ang Lee, réalisateur du film adapté du livre, Brokeback Mountain n'est pas seulement l'histoire d'une relation homosexuelle clandestine, où est abordée la difficulté d'être gay dans certains milieux, certaines contrées, et vis-à-vis de soi-même parfois ; c'est aussi « une grande histoire d'amour épique qui représente le rêve d'une complicité totale et honnête avec une autre personne ». Avant tout, le récit déchirant d'une passion, au coeur des grands espaces américains, ces somptueuses solitudes dont Annie Proulx est sans conteste l'écrivain le plus inspiré dans la littérature américaine contemporaine.

Grasset - 2006 - 96 pages
LIEU chez Enna


TAJEMNICA BROKEBACK MOUNTAIN

Film na podstawie opowiadania Annie Proulx zrobił na mnie duże wrażenie, stąd moja ochota na przeczytanie książki. Jest to niezapomniana i wzruszająca historia miłości, która zaskoczyła i na swój sposób trwale połączyła dwóch młodych kowbojów.

Mimo oszczędnego stylu, autorka potrafiła przekazać siłę głębokiego uczucia z góry skazanego na porażkę we wrogim konserwatywnym środowisku.

Proza Annie Proulx poruszyła mnie mniej ale przywołała pewne dramatyczne sceny i piękne pejzaże z tego urzekającego filmu.

Opis wydawnictwa Rebis:
Opowiadanie Annie Proulx „Tajemnica Brokeback Mountain”, nagrodzone przez „National Magazine”, zdaniem krytyków i recenzentów należy do najoryginalniejszych we współczesnej literaturze. Jest to historia trudnego i niebezpiecznego romansu, który połączył dwóch wiejskich chłopaków miłością zdarzającą się tylko raz w życiu. Odważna próba podjęcia tematu związków homoseksualnych i homofobii.

Na jego podstawie Larry McMurtry i Diana Ossana napisali scenariusz do wybitnego i przełomowego w dziejach kinematografii filmu (osiem nominacji do Oscara). Obraz ten zdobył Złote Globy 2006 za najlepszy film, scenariusz, reżyserię i piosenkę oryginalną oraz Złotego Lwa dla najlepszego filmu na Międzynarodowym Festiwalu Filmowym w Wenecji.





30 juillet 2016

Złote nietoperze - Grażyna Jeromin-Gałuszka

Mało zachęcająca okładka "Złotych nietoperzy" na pewno nie przyciągnęłaby mojej uwagi gdyby książki nie napisała Grażyna Jeromin-Gałuszka, z którą już od jakiegoś czasu zamierzałam się zapoznać. Muszę przyznać, że to moje pierwsze spotkanie z autorką okazało się całkiem obiecujące. 

Historię spokojnej ale i jakby trochę nie z tej planety Matyldy i wyskokowej Lory pochłonęłam szybko i z przyjemnością. Zaimponował mi ale i też lekko wzruszył los Matyldy, która akceptuje z godnym podziwu spokojem to co przynosi jej życie. Postać Lory jest już bardziej karykaturalna ale wspólna egzystencja i docieranie się tak dwóch diametralnie różnych istot było chyba dobrym pomysłem na udaną powieść. Wątek sensacyjny jest może nieco naciągany ale dosyć umiejetnie wkomponowany w całość. Podsumowując, bardzo zgrabnie napisana powieść obyczajowa nie tylko o przemijaniu ale też o akceptacji własnego losu, o dokonywaniu życiowych wyborów czy o życiu zgodnie z własnym sumieniem. Z chęcią sięgnę teraz po kolejną z kilku wydanych już książek pisarki.



Opis wydawnictwa Prószyński i Ska

Debiutancka powieść Grażyny Jeromin-Gałuszki to pełna uroku historia dwóch kobiet, które mimo zupełnie różnych charakterów, muszą razem zmierzyć się z przewrotnym losem. Obie kochały tego samego mężczyznę i obie zostały przez niego skrzywdzone. Razem odkrywają jego mroczną tajemnicę. Ciekawie skonstruowana fabuła, żywe dialogi oraz wątek sensacyjny, sprawiają, że sceny z powieści przesuwają się niczym obraz filmowy. Książkę ilustrują zdjęcia obu bohaterek, Lory i Matyldy, na tle ich wiejskiego domu i wiklinowych koszy wyplecionych przez Mateusza.

Prószyński i Ska - 2007 - 256 stron

28 juillet 2016

Le fantôme arménien - Laure Marchand ~ Guillaume Perrier ~ Thomas Azuélos

Je rencontre beaucoup d'Arméniens dans mon travail et tous ces noms se terminant par -ian me sont familiers. Quand je suis tombée sur cette bande dessinée, je me doutais bien, avant même de lire son résumé, qu'il parlait du génocide arménien et je voulais en savoir un peu plus.

En forme de reportage, cette BD décrit le voyage en Turquie de Varoujan, en compagnie de sa femme, où il organise une exposition sur les rescapés du massacre. Diyarbakir, la capitale kurde de Turquie, est le point de départ de ce pèlerinage. C'est cette ville qui abritait la plus grande cathédrale du Moyen Orient avant que les Turcs la dévastent. Des 70 000 Arméniens qui peuplaient la ville et ses environs, il n'en restait que 3000 après 1915. La région de Dersim où Varoujan et Brigitte se rendent ensuite, majoritairement kurde et alévie, a connu aussi un autre génocide, celui de 1937, qui a décimé la population arménienne. Puis, ils empruntent la route de  la déportation pour atteindre Bogazdere, le village natal du grand-père de Varoujan qui a trouvé refuge en France. Lors de ce voyage, le couple fait de belles rencontres avec les descendants des rescapés, qui, pour survivre et ne pas trahir leur origine, n'ont pas d'autre choix que de se fondre dans la population turque et de pratiquer la religion musulmane.

C'est un beau témoignage aux couleurs kaki d'un retour aux origines sur les traces d'un peuple meurtri. A la fois instructive et émouvante, cette bande dessinée est une réussite.

Quatrième de couverture:
C'est l'histoire d'un réveil ou selon les mots de Varoujan d'un véritable "saut dans le réel". Jusqu'en 2013, Varoujan n'avait jamais envisagé d'aller en Turquie, au risque de "piétiner les ossements de ses ancêtres". Le voyage jusqu'à cet "Auschwitz à ciel ouvert" n'est pas seulement un pèlerinage. Varoujan et sa femme Brigitte partent à la rencontre des descendants des Arméniens qui sont restés en Turquie et qui ont réchappé au massacre. Car aujourd'hui ces Arméniens kurdes, turcs, alévis, musulmans, sortent de l'ombre, racontent leur histoire et aspirent à retrouver une identité perdue dans un pays qui continue de nier officiellement, cent ans après, le génocide.

Futuropolis - 2015 - 130 pages

25 juillet 2016

Vacances, vacances

Vacances au vert dans ma Pologne natale et des lectures polonaises pour la plupart. J'attends justement la livraison de ma commande qui prend du retard.

Wakacje w zielonej Polsce na łonie natury. Książki w większości po polsku, właśnie czekam na nową dostawę.



23 juillet 2016

La renverse - Olivier Adam

J'ai adhéré à cette histoire dès les premières pages en retrouvant le climat si particulier des romans d'Olivier Adam qui m'a déjà séduite avec "Falaises" et "Des vents contraires".

Antoine mène une vie sans attaches quelque part en Bretagne. Son travail à la librairie, la lecture, la plage, un verre de temps en temps et Chloé à ses côtés composent son quotidien. La mort accidentelle d'un homme politique connu réveille des souvenirs douloureux qui ont marqué son adolescence. Une banlieue paisible, une famille brisée, les apparences, la honte et l'humiliation. Un cauchemar qu'il a essayé d'oublier mais qu'il affronte en se rendant dans cette ville qu'il avait précipitamment quittée dix ans auparavant.

Ceux qui connaissent l'univers de l'auteur ne seront pas surpris par ce réalisme plutôt sombre dans une ambiance pesante. Son héros est toujours aussi solitaire et fataliste mais un peu moins hargneux et plus apaisé. Les liens fraternels sont toujours aussi forts et la mer est omniprésente. L'écriture belle et rythmée m'a vraiment emportée. Un coup de cœur.


Quatrième de couverture:
"Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissu du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J'ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus des tables, un téléviseur s'allumait sur une chaîne d'information en continu. A l'instant où j'y ai posé les yeux, le visage éminemment télégénique de Jean-François Laborde s'est figé sur l'écran. J'ai demandé qu'on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident de voiture. Suivait un rappel succinct de sa biographie. Fugacement, la pensé, absurde étant donné le temps accordé à l'information, qu'il n'avait pas été fait mention de ma mère m'a traversé l'esprit."
Dans "La renverse", Olivier Adam retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale publique qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Et ce faisant, il nous livre un grand roman sur l'impunité et l'humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l'univers politique.

Flammarion - 2016 - 272 pages


Micmélo littéraire

20 juillet 2016

Le beau voyage - Springer ~ Zidrou

Léa est une jeune femme qui travaille dans le show-biz. Le jour où elle se fait voler son téléphone portable, son père, gravement malade, l'appelle pour la dernière fois et tombe sur la messagerie. C'est sa tante qui lui apprend son décès.

Elle revient dans la maison familiale et de vieux souvenirs d'enfance resurgissent, pas très réjouissants pour la plupart mais il y a eu quelques bons moments aussi. C'est une BD pleine de nostalgie, d'amertume et de regrets mais "Qui a dit que la vie était un Beau Voyage"? Je l'ai repérée chez krol et comme elle, j'ai préféré la relire pour mieux l'apprécier.


Quatrième de couverture:
Comme Léa, chacun de nous voyage avec, dans ses bagages, son souvenir préféré, son numéro 1. On le gonfle de temps en temps, à la manière d'une bouée, pour s'aider à rester à la surface de la vie. Chacun a également, dans ses poches, un souvenir lourd comme une poignée de cailloux, un souvenir que l'entraîne au fond de la piscine. Qui a dit que la vie était un "Beau Voyage"?

Dargaud - 2013 - 56 pages
VOYAGE chez Enna