14 octobre 2017

Charlotte - David Foenkinos

J'ai aimé "Les souvenirs", le seul roman de David Foenkinos que j'ai lu avant de découvrir "Charlotte". J'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec l'auteur l'année dernière au salon du livre de poche de Saint Maur. A cette occasion il m'a dédicacé un exemplaire de son roman pour lequel il a obtenu le Prix Renaudot en 2014. 

Avec "Charlotte" on plonge dans l'intimité de Charlotte Salomon, une jeune peintre berlinoise d'origine juive, déportée et disparue à Auschwitz en 1943. Une enfance et une adolescence stigmatisées par une série de suicides dans sa famille, dont celui de sa mère, et plus tard par la montée en force du nazisme. David Foenkinos nous relate ses études aux Beaux Arts puis sa fuite dans le sud de la France ce qui n'a pas pu la protéger d'une mort tragique. Une vie et une oeuvre marquées par la souffrance qui ont fasciné l'auteur au point qu'il a suivi les traces de la jeune femme en se rendant dans les endroits qu'elle avait fréquentés.

Une forme particulière et un style épuré font que les phrases résonnent plus longtemps en nous. Un bel hommage à une jeune artiste talentueuse au destin tragique auquel je ne suis pas restée insensible. Un très beau texte, poignant et empreint de tendresse, d'admiration et de compassion.

Folio - 2016 - 256 pages


✮✮✮✮✮

Charlotte

David Foenkinos jest jednym z najpopularniejszych francuskich pisarzy. W Polsce zostało przetłumaczonych kilka jego powieści, i chyba najbardziej znaną jest sfilmowana "Delikatność". Za "Charlotte" autor otrzymał w 2014 roku jedną z najbardziej prestiżowych francuskich nagród literackich "Prix Renaudot", według mnie jak najbardziej zasłużoną.

"Charlotte" to opowieść o Charlotte Salomon, młodej niemieckiej malarce pochodzenia żydowskiego, która w wieku 26 lat zginęła w Auschwitz. Autor opisuje jej niełatwe dzieciństwo i młodzieńcze lata naznaczone piętnem samobójczych śmierci, które dotknęły jej rodzinę, w tym również jej własną matkę. To także trudny okres ze względu na zataczający coraz większe kręgi faszyzm, co zmusza tę jedną z najbardziej utalentowanych studentek Akademii Sztuk Pięknych do przerwania studiów i późniejszej ucieczki na południe Francji. 


"Charlotte" nie jest typową biografią o życiu i dziele Charlotte Salomon. Książka jest swoistym hołdem dla wielkiego talentu i wyrazem, w zasadzie trudnej do wytłumaczenia, fascynacji pisarza dla młodej artystki. który wyruszył jej śladami by odwiedzić miejsca, w których przebywała. Ciekawa jest również forma jaką David Foenkinos wybrał by podzielić się swoją wręcz adoracją dla artystki. Każde zdanie, napisane od nowej linii, nadaje im większy wydźwięk, a sam tekst robi tym sposobem niemałe wrażenie. Bulwersująca, budząca wiele emocji lektura.

Wydawnictwo Sonia Draga - 2015 - 260 stron - tłumaczenie Bożena Sęk


8 octobre 2017

La nuit des béguines - Aline Kiner

J'aime le Moyen-Âge et sans être une experte, c'est ma période préférée de l'histoire. C'est peut-être pour cette raison que ce roman a attiré mon attention parmi l'avalanche de nouveautés de la rentrée littéraire. J'ai eu la chance d'assister à une séance de dédicaces précédée d'une petite présentation du livre par l'auteure. Aline Kiner a parlé de son dernier roman avec beaucoup de passion et m'a donné encore plus envie de le découvrir.

Je suis assez sensible à tout ce qui touche à la liberté de la femme. Des béguines je ne savais pas grand chose, c'est donc avec beaucoup d'intérêt que je me suis plongée dans l'univers de cette communauté laïque créée par le roi Saint Louis qui lui accordait des libertés et des privilèges plutôt rares pour cette époque.

Aline Kiner construit son histoire autour de personnages fictifs et réels au moment où cette liberté est menacée par le pouvoir grandissant de l'Inquisition et des clercs qui "n'acceptent pas qu'il y ait parmi les béguines des personnalités cultivées, lesquelles s'emparent des écritures et de la prédication." C'est pour avoir écrit "Le miroir des âmes simples et anéantis" que Marguerite Porete, une des béguines, est brûlée vive sur la place de Grève à Paris en 1310, l'année où cette histoire débute. Le béguinage parisien prospère plutôt bien, on fait connaissance avec nos héroïnes auxquelles forcément on s'attache. On aime Ysabel pour sa sagesse et son érudition d'herboriste, la dame Ade pour sa discrétion et sa délicatesse et enfin Maheut la Rousse pour sa fougue et son indépendance.

J'ai adoré cette promenade littéraire sur les traces des béguines parisiennes au temps de Philippe le Bel. L'intrigue est prenante, le contexte historique est très bien dépeint et l'écriture d'Aline Kiner est subtile et soignée. C'est plein de saveurs et de parfums de l'époque, on y trouve du raffinement et de la barbarie, du savoir et de l'obscurantisme. C'est un très beau roman sur la condition de la femme au Moyen-Âge et cette communauté libre. Il existe très peu de sources sur les béguines mais l'auteure a su très bien les exploiter pour écrire une histoire à la fois passionnante et enrichissante.

Liana Levi - 2017 - 336 pages
✮✮✮✮✮

4 octobre 2017

Mes livres voyageurs

Il y a peu de romans polonais qui ont eu la chance d'être traduits en français. A part Zygmunt Miłoszewski, auteur des polars à succès, la littérature polonaise contemporaine est peu ou pas du tout connue du grand public. Faire découvrir les auteurs polonais a été l'une de mes motivations pour créer ce blog. 

Quand je tombe sur la traduction française d'un roman polonais, c'est plus fort que moi, je l'achète mais c'est en original que je les lis. Souvent j'en possède donc deux exemplaires et je vous propose de découvrir à votre tour trois romans polonais que j'ai beaucoup aimés.

La version française de chaque roman est à votre disposition. Il suffit qu'après votre lecture vous partagiez vos impressions sur votre blog (si vous en avez un) ou sur l'un des réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram). J'aimerais beaucoup que ces livres voyagent entre les lecteurs passionnés, qu'ils soient lus et commentés.

Il s'agit de trois romans dont j'ai parlé sur le blog récemment pour les deux premiers:

La fiancée de Bruno Schulz d'Agata Tuszyńska,

Sonia d'Ignacy Karpowicz et

Sur les ossements des morts d'Olga Tokarczuk, une des écrivaines polonaises les plus connues et les plus primées. Ce roman qui a été un de mes coups de cœur de l'année dernière, a été récemment porté à l'écran par la réalisatrice Agnieszka Holland et le film a été sélectionné candidat polonais aux Oscars. J'ai eu l'occasion de le voir l'été dernier et je l'ai beaucoup aimé. En attendant la version française, vous pouvez visionner la bande annonce en anglais.




Si un de ces trois romans vous tente, n'hésitez surtout pas à me le demander. "Sonia" a déjà fait son premier voyage et attend son prochain lecteur, "La fiancée de Bruno Schulz" et "Sur les ossements des morts" sont impatients de partir.

1 octobre 2017

Concours - tirage au sort

Vous étiez 9 participants au jeu. Pour chaque partage sur un des réseaux sociaux, une chance supplémentaire d'où 13 tickets dans ma petite corbeille.

Bravo à lireetcourir qui a été tiré au sort et merci à tous pour votre participation.




30 septembre 2017

Nos années sauvages (Nie posiadamy się ze szczęścia) - Karen Joy Fowler

Tous ceux qui ont lu ce roman et qui ont partagé leurs impressions de lecture savent qu'il est n'est pas facile d'en parler et le résumer est quasiment impossible. Je me rappelle avoir lu pas mal de chroniques le concernant et je félicite tous ceux qui m'ont donné envie de l'acheter.  "Stupéfiant", "bizarre" ou "déroutant" ont été les adjectifs le plus souvent employés. Il est vrai que la surprise a été totale et je répéterai après les autres que c'est un roman assez insolite et je suis très contente de cette découverte.

C'est l'histoire d'une jeune femme pas tout à fait comme les autres, de sa famille un peu particulière et de l'intensité des liens familiaux. Il y est question des souvenirs d'enfance et de la perception des événements passés, différente pour chaque individu. Le roman n'est pas dénué d'humour ni de personnages un peu cocasses ce qui ne nuit pas à sa profondeur. Je l'ai aimé pour l'originalité de l'histoire et de la forme. 

C'est un livre plein de charme dont je ne parlerai pas davantage pour préserver le plaisir de sa lecture à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Quelques citations:
Le coucher de soleil qu'on voit sera toujours plus beau que celui qu'on ne voit pas. 
La parole est un moyen de communication si imprécis que je me demande parfois pourquoi nous nous donnons tant de mal.
Les mots prononcés transformaient le savoir individuel en savoir commun, et une fois qu'on avait sauté le pas, il n'y avait pas de retour en arrière possible.
Il y a des moment pour se plaindre de nos parents et il y a des moments pour les remercier.
Presses de la Cité - 2016 - 368 pages  - traduit de l'américain par Karine Lalechère.

✮✮✮✮




NIE posiadamy SIĘ ZE SZCZĘŚCIA


Ci, którzy książkę już przeczytali wiedzą, że niełatwo cokolwiek o niej napisać by nie zdradzić o czym i o kim opowiada. Przeczytałam sporo opinii na jej temat i "zaskakująca", "dziwna", "niespotykana "to były słowa, które powracały w nich najczęściej. Dziś, gdy poznałam historię "Nie posiadamy się ze szczęścia" mogę tylko potwierdzić, że książka jest rzeczywiście osobliwa a jej lektura była dla mnie sporym zaskoczeniem.

Jest to historia Rosemary, która tylko z pozoru wydaje się być zwyczajną młodą kobietą, historia pewnej rodziny, nietypowej i niepodobnej do innych. Powieść o tym jak wielką rolę odgrywają wczesne lata dzieciństwa, o tym jak różnie odbieramy te same słowa czy wydarzenia i jak mogą one zaważyć na naszym życiu. Sporo w niej humoru, niecodziennych sytuacji, nieszablonowych postaci ale też i głębokich refleksji na temat rodzinnych więzów i postrzegania świata. Książka, którą polubiłam za oryginalność treści i formy i która na pewno jest warta przeczytania.

Wydawnictwo Poradnia K - 2016 - 352 strony - tłumaczenie Kamila Sławińska


24 septembre 2017

2 ans du blog et concours - Drugie urodziny i konkurs

C'est en septembre 2015 que je publiais mon premier court billet. A l'origine, ce blog créé dans l'intention de laisser une trace de mes lectures, il est devenu petit à petit un véritable lieu d'échanges franco-polonais. Vos commentaires que j'apprécie tant me motivent à continuer l'aventure, chronophage mais tellement enrichissante. 

Pour fêter les 2 ans de mon blog je vous propose un petit concours qui vous permettra de gagner peut-être le dernier roman de Zygmunt Miłoszewski dédicacé par l'auteur que j'ai eu la chance de rencontrer récemment. Pour cela il vous suffit juste de me dire dans le commentaire pourquoi vous aimeriez lire Inavouable. N'hésitez pas à partager ce concours sur les réseaux sociaux, vous augmenterez vos chances. Le gagnant sera tiré au sort dimanche prochain. C'est à vous!




Pierwszy wpis na blogu pojawił się dwa lata temu. Utworzony z zamiarem spisania wrażeń z moich lektur, tak naprawdę nie miałam sprecyzowanego pomysłu jak blog ma wyglądać. Z czasem wszystko się jakoś samo dotarło. Dwujęzycznych wpisów coraz więcej, polskich czytelników też, co mnie bardzo cieszy, podobnie jak każdy komentarz w rodzimym języku. Mam nadzieję, że starczy mi motywacji by kontynuować tę czasochłonną ale jakże satysfakcjonującą literacką przygodę. 

By jakoś uczcić te drugie urodziny proponuję wam mały konkurs, w którym będziecie mieli okazję wygrać jedną z trzech proponowanych przeze mnie książek. Oto one:

Czwarta ściana - Sorj Chalandon
Nie moje życie - Emmanuel Carrère
Vernon Subutex 1 - Virginie Despentes


O książkach autorstwa znanych francuskich pisarzy pisałam na blogu i szczerze je wam polecam. By spróbować szansy, wystarczy gdy napiszecie w komentarzu, którą powieść chcielibyście przeczytać i dlaczego właśnie tą. Szczęśliwego zwycięzcę wylosuję w niedzielę 1 go pazdziernika. Książkę wysyłam wyłącznie na terenie Polski. Będzie mi miło gdy podzielicie się konkursem z waszymi znajomymi na facebooku, instagramie czy twitterze.



20 septembre 2017

Bezcenny (Inavouable) - Zygmunt Miłoszewski

Zygmunt Miłoszewski jest bez wątpienia najczęściej ostatnio tłumaczonym na francuski polskim pisarzem. Jego trylogia z prokuratorem Szackim cieszyła się tu sporym powodzeniem. Jak będzie z "Bezcennym", tego jeszcze nie wiem, bo książka ukazała się zaledwie parę dni temu ale pierwsze recenzje są obiecujące. Sam pan Zygmunt właśnie odbywa promocyjną kilkudniową trasę po Francji, jak zawsze w towarzystwie swego równie utalentowanego tłumacza Kamila Barbarskiego i tym razem udało mi się zamienić z nimi parę słów podczas jednego z paryskich spotkań.

"Bezcenny" zabiera nas w karkołomną podróż po Europie i za ocean i co jak co ale pisarzowi na pewno nie można odmówić rozmachu. Umiejętnie skonstruowana intryga wokół zaginionych podczas wojny obrazów i handlu dziełami sztuki, rodzinne sekrety, wartka akcja, szaleńcze gonitwy, nowoczesne technologie to na pewno duże zalety tej porywającej powieści sensacyjno szpiegowskiej. "Bezcenny" to takie skrzyżowanie Kodu Leonarda Da Vinci z Panem Samochodzikiem. Jest światowo, czasami nawet aż za bardzo ale są też i prowincjalne klimaty. Są superbohaterowie i czarne charaktery ale też i zwyczajni mieszkańcy Przemyśla.

Byłoby idalnie bo książka jest napisana w polubionym z trylogii o prokuratorze stylu i czyta się ją wyśmienicie ale według mnie autor racząc nas mało prawdopodobnymi sytuacjami momentami trochę przesadził, że o końcówce nie wspomnę. Naprawdę nie wiem co o niej myśleć, może trzeba ją potraktować z przymrużeniem oka albo odebrać jako swego rodzaju parodię powieści sensacyjno szpiegowskiej? Książka spodoba się amatorom gatunku, ja też mimo wszystko przeczytałam ją z przyjemnością choć brakowało mi trochę ponurej olsztyńsko sandomierskiej atmosfery z kryminalnej trylogii, którą wspominam z dużą nostalgią.

WAB - 2013 - 496 stron
✮✮✮✮

INAVOUABLE

Ces derniers temps Zygmunt Miłoszewski est sûrement l'auteur polonais le plus traduit en français. J'ai beaucoup aimé sa trilogie avec le procureur Szacki et j'ai profité de mon séjour en Pologne pour me procurer son dernier roman en version originale alors que la traduction française vient tout juste de paraître. 

Dans "Inavouable" l'auteur a choisi de nous emmener dans un périlleux voyage en Europe et en Amérique même s'il n'abandonne pas complètement la province polonaise. L'intrigue autour des tableaux disparus pendant la dernière guerre est très intéressante. Je ne me suis pas ennuyée en compagnie de nos (super) héros plutôt attachants, entre les trafics des œuvres d'art, les courses poursuites et les secrets de famille. Le talent de l'auteur à nous tenir en haleine et à rendre cette lecture addictive est indéniable, son style teinté d'humour et légèrement moqueur est facilement reconnaissable.

J'avoue tout de même que certaines situations m'ont paru un peu trop rocambolesques, y compris le dénouement qui est tellement improbable que je me suis demandée pourquoi l'auteur est allé si loin. En imaginant cette fin c'est comme s'il voulait, en quelque sorte, parodier le roman d'espionnage. Malgré ces quelques reproches, je trouve ce livre plutôt distrayant et j'ai passé un très bon moment de lecture, même si le côté bougon du procureur et la morosité de la province polonaise des romans précédents m'ont un peu manqué.

Fleuve Editions - 2017 - 608 pages - traduit du polonais par Kamil Barbarski





14 septembre 2017

Narzeczona Schulza (La fiancée de Bruno Schulz) - Agata Tuszyńska

Po raz pierwszy o książce usłyszałam, gdy pojawiła się wzmianka o jej nominacji do dwóch prestiżowych francuskich nagród literackich. Choć powieść Agaty Tuszyńskiej nie została nagrodzona, sama nominacja była juz sporym wyróżnieniem. I to była w zasadzie moja jedyna motywacja do jej przeczytania. O Brunonie Schulzu mało co wiedziałam, poza tym że jest autorem "Sklepów cynamonowych" i Sanatorium pod Klepsydrą", tytułów znanych mi zresztą tylko ze słyszenia. Było to też moje pierwsze spotkanie z prozą Agaty Tuszyńskiej, mimo że to jej nie pierwsza przetłumaczona pozycja na francuski.

Mało kto słyszal o Józefinie Szelińskiej i jej czteroletnim związku z drohobyckim artystą i pisarzem i ujęcie tematu z tej perspektywy jest niezwykle interesujące i oryginalne. Agata Tuszyńska zręcznie snuje opowieść o Brunonie Schulzu przez pryzmat tego krótkiego narzeczeństwa stawiając na pierwszym planie tę, która żyła w cieniu zamordowanego przez hitlerowców pisarza. 

Choć sporo możemy się z książki dowiedzieć o życiu i twórczości artysty, najwiekszą jej zaletą jest sposób w jaki autorka połączyla fakty z fikcją literacką. Lubię gdy wyobraźnia pisarska uzupełnia i wzbogaca trudną do zweryfikowania rzeczywistość. Agacie Tyszyńskiej wyszło to po mistrzowsku bo wiarygodnie wciela się w postać i intymny świat zagadkowej Juny. Niezwykle ciekawe są fragmenty nawiązujące do życia literackiego przedwojennej Polski. Trudno też pozostać obojętnym na tragiczne losy polskich Żydow podczas okupacji czy szerzący się antysemityzm w komunistycznej Polsce. Tę niezwykle poruszającą i naładowaną emocjami historię o miłości, straconych złudzeniach, samotności i tworzeniu dodatkowo wzbogacają wplecione w tekst zdjęcia i rysynki Brunona Schulza. Niezapomniana lektura.

Wydawnictwo Literackie - 2015 - 324 strony
✮✮✮✮✮




La fiancée de Bruno Schulz

Ce n'est pas le premier roman d'Agata Tuszyńska traduit en français mais c'est le premier à être nommé au Prix Femina et Prix Médicis 2015 ce qui m'a motivée à le découvrir. Je savais très peu de choses sur Bruno Schulz, auteur des fameux recueils de nouvelles "Les Boutiques de cannelle" et "Le sanatorium au croque-mort". J'ignorais l'existence de Józefina Szelińska qui pendant quatre ans a fréquenté l'artiste. 

C'est par le prisme de cette liaison que l’auteure aborde la vie et l'oeuvre de cet écrivain et dessinateur polonais d'origine juive. J'ai appris pas mal de choses sur Bruno Schulz, la vie littéraire de la Pologne d'avant guerre, ses contacts avec Witold Gombrowicz, Stanisław Witkiewicz, Zofia Nałkowska, les grandes figures de la vie artistique polonaise de l'époque. L'auteure aborde également le sort tragique des Juifs polonais pendant l'occupation et l'antisémitisme dans la Pologne communiste. 

Ce qui est tout de même le plus intéressant dans cette biographie romancée c'est l'aisance avec laquelle Agata Tuszyńska s’immisce dans la vie intime de Juna (Józefina) dont on sait très peu de choses. J'aime bien quand la fiction s’entremêle avec les faits connus, quand l'imagination littéraire comble les lacunes de l'histoire. Agata Tuszyńska le fait à merveille ce qui rend ce roman vraiment passionnant. 

Un roman enrichissant et chargé d'émotions que je suis contente d'avoir découvert. Dommage que la version française soit dépourvue de photos et de dessins de Bruno Schulz présents dans l'édition originale.

Si ce livre vous intéresse il peut voyager jusqu'à chez vous. Il suffit juste que vous le commentiez sur votre blog (si vous en avez un) et/ou sur les réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram etc).

Grasset - 2015 - 400 pages - traduit du polonais par Isabelle Jannès-Kalinowski
Quatrième de couverture:« Józefina Szelinska, dite Juna, fut entre 1933 et 1937 la fiancée de Bruno Schulz, peintre et écrivain de génie, âme tourmentée, assassiné en 1942 dans sa ville natale de Drohobycz, en Pologne. Elle fut sa compagne et sa muse. Mais Bruno Schulz était incapable d’aimer, sinon de vivre. Accaparé par sa seule véritable passion – son œuvre –, il devait inexorablement s’éloigner de Juna, et du monde. Elle ne l’oublia jamais, et continua de vivre avec son fantôme jusqu’à sa propre disparition, en 1991. De cette histoire, elle ne dit rien, à personne, pendant près d’un demi-siècle. Après guerre, à la rubrique “état-civil” des formulaires, elle écrivait : “seule”. Voilà pour les faits. Tout le reste n’est que le jeu de l’histoire, de la mémoire et de l’imagination. » – A. T.





10 septembre 2017

Sońka (Sonia) - Ignacy Karpowicz

Myślęże gdybym przypadkiem nie trafiła na "Sońkę" przetłumaczoną na francuski, pewnie nigdy książki Ignacego Karpowicza bym nie przeczytała. Często do moich rąk trafiają powieści polskich pisarzy, które doczekały się francuskiego przekładu. Skoro tak się stało, zapewne mają w sobie coś co sprawia, że warto się nimi zainteresować. Staram się je zawsze czytać w oryginale i z "Sońką" było podobnie. Nie mogłam się powstrzymać od zakupu francuskiej wersji ale cierpliwie poczekałam aż w moje ręce wpadnie pięknie wydany polski egzemplarz powieści.

Książkę czytałam nieśpiesznie delektując sie prozą Karpowicza podczas dwóch wakacyjnych dni. Jeszcze teraz od czasu do czasu ją sobie podczytuję, na przemian po polsku i po francusku. Nie sposób nie wzruszyć się tą przejmującą historią o miłości z góry skazanej na porażkęTrudno pozostać obojętnym na tragiczne losy Sońki w niełatwych wojennych czasach i w miejscu, gdzie kobiece życie niewiele było warte. Zachwyca jej szczerość, prostolinijność, mądrość życiowa i siła przeżycia. 

"Sońka" to pięknie wymalowany portret kobiecy, oryginalnie przekazany bo autor umiejętnie lawiruje pomiędzy deskami teatralnymi a małą wioską na Podlasiu. Ta narracyjna płynność czasowo-przestrzenna mnie bardzo pozytywnie zaskoczyła i dopełniła zachwytu nad opowieścią o zadziwiającej Sońce.

Wydawnictwo Literackie - 2014 - 208 stron


✮✮✮✮✮
Sonia

Cet auteur polonais, je ne le connaissais que de nom et un jour je suis tombée par hasard sur la traduction française de "Sonia". Depuis, ce livre était en attente de lecture dans ma bibliothèque. Cet été, en Pologne, je me suis procuré la version originale. D'ailleurs, c'est souvent comme cela que je fais de belles découvertes en littérature polonaise. Si un livre a la chance d'être traduit en français, je me dis qu'il s'agit d'un bon roman et en général c'est la cas.

"Sonia" est l'histoire d'un amour tragique aux temps de guerre, court, intense et sans avenir. Difficile de rester indifférent au triste sort de cette vieille femme qui se confie à Igor, un metteur en scène, dont la voiture tombe en panne dans un coin perdu de la Pologne. Sonia n'a pas échappé à la misère, la violence et les horreurs de la dernière guerre. Elle se croit pourtant chanceuse d'avoir vécu l'amour de sa vie. C'est un beau portrait d'une femme passionnée, forte et courageuse qui m'a beaucoup touchée. 

La narration d'Ignacy Karpowicz nous balade tout en finesse d'un village perdu jusqu'aux planches d'un théâtre de la capitale polonaise où l'histoire suit son cours. J'ai beaucoup apprécié la fluidité avec laquelle on passe d'un lieu à l'autre, parfois même sans s'en rendre compte. C'est un petit bijou qui se déguste tout en douceur le temps d'une journée.

Ce livre vous tente? Vous avez envie de découvrir Ignacy Kasprowicz, un jeune écrivain polonais? C'est très simple. Si vous vous engagez à lire et commenter ce roman sur votre blog (si vous en avez un) et/ou sur les réseaux sociaux (Babelio, facebook, twitter, instagram), il peut voyager jusqu'à chez vous. Si vous êtes plusieurs à vouloir le lire et en parler (j'espère en bien), j'en serai ravie. J'aurais un peu de mal à m'en séparer mais il sera sûrement mieux entre les mains de lecteurs passionnés que dans ma bibliothèque où je vais ranger mon exemplaire polonais.

Noir sur Blanc - 2017 - traduit du polonais par Caroline Raszka-Dewez - 192 pages
Quatrième de couverture: 
« L’invité prit tout son temps pour déplier le petit paquet. D’abord, un peu étonné, et curieux aussi, il le soupesa. Il n’était pas bien lourd, sauf que ce qui est important ne pèse jamais bien lourd. »
Un chiffon ensanglanté et un vieux chien au collier marqué de lettres gothiques, une histoire perdue dans la plus terrible des guerres, une histoire de haine et d’humiliation, mais avant tout une histoire de désir et d’amour interdit, puissant, inconcevable, qui fait fi de tout le reste.La Mercedes d’un jeune metteur en scène de Varsovie, Igor Grycowski, tombe en panne à l’entrée d’un hameau de Podlachie. Sonia, une petite vieille dont l’unique fortune est une vache, invite l’étranger dans sa chaumière, lui verse du lait et se met à lui raconter sa vie. Igor saisit en un éclair que le destin de Sonia offre la matière d’une pièce sur le grand, l’impossible amour. Sonia a grandi sans sa mère, elle a été battue et violée par son père, forcée comme une bête aux travaux domestiques. De la sueur, des larmes et du sang, jusqu’à l’arrivée des Allemands dans son village en juin 1941… Mais il apparaît peu à peu que l’histoire de cette passion ne nous parvient pas directement : Igor la traduit à mesure, et surtout il lui applique le langage et les formes du théâtre à la mode. Le lecteur se méfie – c’est bien ce qu’attend de lui Ignacy Karpowicz.


7 septembre 2017

L'homme de la montagne (Gdyby nie ona) - Joyce Maynard

"L'homme de la montagne" est le deuxième roman de Rachel Maynard que j'ai lu après "Les filles de l'ouragan" que j'avais beaucoup aimé. Je m'attendais donc à passer un bon moment de lecture ce qui fut le cas mais mon enthousiasme a été altéré par quelques petits bémols.

Rachel et sa sœur Patty vivent avec leur mère au nord de San Fransisco dans un endroit plutôt calme et paisible. Jusqu'à ce qu'une série de meurtres de jeunes femmes fasse la une des journaux pendant plusieurs mois. C'est le père des fillettes, l'inspecteur Torricelli, qui sera à la tête de cette interminable enquête.

J'ai aimé le récit de Rachel qui revient sur l'été de ses 13 ans où tout a commencé. Ses liens forts avec Patty, leurs jeux dans la forêt, l'amour inconditionnel pour son père, le divorce de ses parents, leur précarité et cette affaire de l’Étrangleur à laquelle son père consacre tout son temps. Si j'ai bien aimé suivre les deux sœurs qui passent beaucoup de temps ensemble, j'ai un peu moins apprécié les passages où Rachel use de la notoriété de son père pour se faire valoir auprès de ses copines ainsi que ses premières expériences amoureuses. J'aurais bien voulu que la mère soit un peu plus présente dans l'histoire. J'ai eu de la sympathie pour cette amoureuse de livres, un peu dépressive et dépassée par le quotidien. Il aurait été intéressant de connaître son histoire, sa version des faits, ses ressentis. Quant à l'enquête, je trouve qu'elle traîne un peu en longueur et a du mal à rebondir. Les meurtres s'enchaînent, on a l'impression que cette affaire ne sera jamais résolue.

Malgré ces quelques réserves, j'ai passé un agréable moment en compagnie des deux adolescentes, d'autant plus que l'écriture de Joyce Maynard est fluide et plaisante. A la fois thriller psychologique et roman d'apprentissage, ce roman qui nous tient en haleine est en même temps un touchant regard sur l'adolescence. Il nous livre plein de réflexions sur la famille, la vie, le temps qui passe et cela a été pour moi une parfaite lecture de vacances.

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune du blogoclub et je publie mon avis avec quelques jours de retard à cause d'un petit incident à l'occasion de travaux qui m'a privée d'internet pendant plus d'une semaine.

Editions 10/18 - 2015 - 360 pages



✮✮✮✰✰

Gdyby nie ona

"Gdyby nie ona" jest moim drugim spotkaniem z tą amerykańską pisarką, dość we Francji popularną, w Polsce trochę mniej bo do tej pory tylko cztery jej powieści zostały przełożone na polski. Szkoda, bo myślę, że znalazłyby uznanie polskich czytelników.

Trzynastoletnia Rachel mieszka ze swoją młodszą o dwa lata siostrą Patty i matką w dość spokojnym zakątku w pobliżu San Fracisco. Spokojnym dopóki okolicy nie nawiedzi seryjny morderca, który upodobał sobie młode kobiety lubiące samotne wyprawy do lasu. Śledztwem kieruje ojciec dziewczynek, przystojny inspektor Toricelli, który bez reszty oddaje się skomplikowanej sprawie.

Narratorką jest Rachel, która już jako uznana pisarka powraca wspomnieniami do wydarzeń sprzed lat. Beztroskie i szczęśliwe dzieciństwo przed rozwodem rodziców, silne więzy łączące dwie siostry, ich wspólne zabawy w lesie, niekończące się śledztwo, które zupełnie pochłania czas ukochanego ojca i depresja matki, która ciężko wiążąc koniec z końcem, zaniedbuje nastolatki. To świat widziany oczami rezolutnej trzynastolatki z dużą wyobraźnią.

Książkę czytało mi się całkiem przyjemnie, choc fragmenty opisujące zabiegi Rachel o względy swoich pseudo przyjaciółek czy jej pierwsze doświadczenia seksualne miejscami są nużące. Samo śledztwo trochę się ciągnie i w pewnym momencie ma się wrażenie, że nigdy nie zostanie rozwiązane. Szkoda też, że tak niewiele dowiadujemy się o matce dziewczynek, która mimo swego małego zaangażowania w wychowanie córek wzbudziła moją sympatię. Mimo tych kilku minusów, moje kolejne spotkanie z Joyce Maynard mogę uznać za udane. "Gdyby nie ona" jest umiejętnym połączeniem powieści o dojrzewaniu z psychologicznym thrillerem i ta nostalgiczna a zarazem trzymająca w napięciu historia na pewno jest warta przeczytania.

Wydawnictwo Muza - 2015 - 400 stron - tłumaczenie Agnieszka Jędrzejewska